Projets économiques soninké: les coopératives des villages soninké

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Projets économiques soninké: les coopératives des villages soninké

Messagede niouma le Mer Déc 13, 2006 4:55 pm

Les coopératives de migrants dans la région du fleuve ont apporté une véritable révolution copernicienne tant dans les habitudes alimentaires que dans les techniques culturales, ou dans celui des variétés cultivées dans la zone. Au niveau de l'organisation du travail ils ont apporté des nouveautés que nous analyserons plus loin dans le volet social, ainsi que dans le domaine de la lutte contre l'émigration.

Dans la région du fleuve sénégal, le coin que je connais un peu,le visiteur qui y arrive pour la première fois est frappé par les constructions en ciment et les toits de zinc des maisons, ainsi que par les flamboyantes mosquées visibles à plusieurs lieues du village. La différence avec les autres régions est frappante ; même si tous ces changement ne sont pas heureux, l'aspect physique du village a changé.
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Projets économiques soninké: les coopératives des villages soninké

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Messagede coolmiss le Mer Déc 13, 2006 7:10 pm

ah! c'est génial! les coopératives soninkés. :)
je suis dans une dizaine de caisse en tout genre (bon, 10, j'ai un peu exagérée). il y'a la caisse du village (l'assurance en cas de décès pour rapatrier mon corps,lol), je suis dans 2 tontines (ou peut nommer ça "pari" aussi de ma mère c'est génial pour épargner).
donc voilà, toutes les iniatives qui peuvent dévélopper le village est une bonne chose et là, il faut dire que je lache l'argent sans discussion. :lol: :lol: :lol: :lol:
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à toi, papa: "un seul être vous manque, et tout est dépeuplé."

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Messagede hadamarémé le Mer Déc 13, 2006 11:35 pm

Salam!
C'est le lieu et le moment de le dire que sans les immigrés Soninkés et Pheuls la région du fleuve seraient devenue une région morte, oubliée par l'état du Sénégal.
Nous rendons hommages à nos braves et illustres immigrés qui ont quittaient pères, mères, épouses, enfants, amis pour pouvoir aller à la quête de l'épanouissement de l'individu qu'est: le travail et subvenir aux nombreuses besoins de leur famille.
Mais la plupart de ceux/celles qui sont restées aux villages, au lieu d'économiser l'argent, créer des petits projets,ils ne font que manger.
Le soninké excusez moi du terme après de très dure labeur ne connait que remplir le ventre( Nan gnigué nan mpogou dandaga soxu xora xara nkama), mais investir c'est autre chose.Car pour eux c'est dilapidé de l'argent. Mais heureusement, avec la nouvelle génération qui scintillent dans le firmament, commence à faire des réalisations grandioses.
J'y reviendrai inchallah
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Messagede doudou le Ven Déc 15, 2006 7:20 pm

Dans l’état actuel du développement inégal entre les nations, la non-stabilisation d’une partie de la population active, partie en émigration, offre en réalité des retombées toutes positives pour les populations des pays d’origine. D’une part, la concurrence sur le marché du travail local en est allégée (4), la migration permettant de résorber en partie les tensions sociales liées à l’étroitesse de ce marché, notamment en milieu urbain avec la pression exercée sur les grandes villes des pays en voie de développement par l’exode rural. D’autre part, les rentrées de devises liées aux transferts de revenus des immigrés concourent souvent d’une façon importante aux budgets de ces mêmes pays en voie de développement.

C’est précisément dans ce domaine que les associations d’immigrés, sahéliennes notamment - mais d’autres initiatives ont lieu aux Comores, au Maroc, à Madagascar ou ailleurs -, interviennent depuis de nombreuses années. Connaissant les difficultés de leur région d’origine, mais aussi les leviers des pouvoirs de décision et d’initiative locaux, elles sont parmi les mieux armées pour y introduire les nécessaires changements (13).

L’une des principales difficultés de ces associations est de se faire reconnaître en tant qu’acteur du développement à part égale. Elles ont pourtant multiplié les contacts avec différentes personnes ou structures intervenant dans leurs régions d’origine : des professionnels de la santé ou de l’éducation, des organisations non gouvernementales, des collectivités françaises se sont progressivement intéressés à cette forme originale de coopération. Dans ce cheminement, les uns et les autres ont découvert que, paradoxalement, ce n’était pas simplement le développement des régions d’origine qui est en cause mais également l’insertion ici.

Par ces activités, une meilleure connaissance de la société française a été favorisée tout comme une meilleure approche des immigrés par leurs partenaires. Certains jumelages en lien avec des immigrés établis sur la commune ont constitué l’un des axes du rapprochement entre les communautés. Avertis, les pouvoirs publics sont pourtant restés sur une réserve significative des logiques d’exclusion qui dominent la société politique française.

A plusieurs reprises depuis 1992, des ministres français ont salué l’activité des migrants, mais les actes n’ont jamais suivi ces déclarations généreuses. Les cofinancements des projets des immigrés par les pouvoirs publics français demeurent quasiment nuls au regard de l’importance des efforts consentis pour les régions d’origine.
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Messagede ibou le Dim Déc 17, 2006 2:03 am

hadamarémé a écrit:Salam!

Mais la plupart de ceux/celles qui sont restées aux villages, au lieu d'économiser l'argent, créer des petits projets,ils ne font que manger.
Le soninké excusez moi du terme après de très dure labeur ne connait que remplir le ventre( Nan gnigué nan mpogou dandaga soxu xora xara nkama), mais investir c'est autre chose.Car pour eux c'est dilapidé de l'argent.


Je suis d'accord avec toi sur ce point.

De plus, je trouve dommage que nos chefs d'Etats ouest-africains ne s'inspirent pas d'une initiative qui existe au Mexique. Comme vous le savez, beaucoup de mexicains immigrent principalement vers les Etats-Unis et envoient de l'argent à leur famille restée au Mexique.

Pour utiliser à bon escient cet argent, il existe un moyen pour rentabiliser chaque dollar envoyé au pays: cela s'appelle le "3x1".

Pour chaque dollar envoyé par les émigrés, la commune, l'Etat et la Fédération (l'équivalent des régions en France je pense) ajoutent chacun 1 dollar, pourvu que cet argent serve à améliorer la vie de la communauté. La somme initiale est donc quadruplée.

Si cela était transposé dans nos pays respectifs, cela pourrait permettre de passer d'une logique d'assistanat à une logique d'investissement.

Puisque que l'on peut pas importer le concept du micro-crédit (inventé par le bangladais Muhammad Yunus) chez nous (l'usure est un pêché dans l'islam), pourquoi ne pas envisager de consacrer 1% des sommes envoyées dans l'année pour créer un fond d'investissement? Ce fond serait mis à disposition de celles/ceux restés au village et qui chercherait des financements pour des projets.

Tout le monde y gagnerait je pense.
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Messagede Moye le Dim Déc 17, 2006 10:10 am

je suis totalement d'accord avec vous deux. l'argent de l'émigration ne sert qu'à remplir les ventres au village.
a t-on réflèchi un peu ?
pourquoi les états européens nous laissent sortir avec toutes ces fortunes ? elles savent que nous allons juste les bouffer. et comme la plupart des entreprises sont des multinationales, alors l'argent finira par retourner dans leurs poches. l'argent par par un chemin et retourne par un autre.

un autre grief fait aux soninko, c'est la "paresse". des wolofs et autres peuls ou bambaras viennent faire du commerce ou des petits boulots et ramassent notre argent tandis que nos jeunes ne font rien sauf à rêver d'europe. les rares qui ont fait de petits boulots ont réussi plus ou moins.
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