Kaniey a écrit:Une langue morte est une langue qui ne se parle plus... Tel le latin ou le grec...
Nos langues ne sont pas des langues mortes mais des langues bel et bien vivantes, aujourd'hui il existe des écoles d'études supérieures qui forment aux dialectes africains.
Certes nous ne possedons pas d'écritures a proprement parlé, les égyptiens n'avaient pas d'écriture non plus, les hiéroglyphes ne constituaient pas un alphabet mais une somme de signes qui permettaient de communiquer. Malgré cela ils ont été pendant toute l'antiquité les maitres du monde créant des techniques et des sciences encore utilisée aujourd'hui. Pourquoi l'Egypte antique fascine-t-elle encore aujourd'hui? Et certains de ses mystères ne sont toujours pas perçés!!!
Malgré notre multitude de dialectes les africains avaient et ont toujours un mode de communication propre à eux même. Dans mon village, j'ai vu et entendu les percussions résonner pour communiquer une information aux villages environnants ces villages n'étant pas que soninkés.
Quand bien même, nous n'avons pas d'écriture propre à notre langue, un livre sur notre culture peut s'écrire en d'autres langues, en français pour les pays francophone, en anglais pour les pays anglophones, en espagnol pour les pays hispaniques,... Cela ne doit pas çetre un frein à notre développement.
Je ne diabolise pas la colonisation mais elle a eu beaucoup plus d'effets néfastes que positifs.
Et notre faiblesse d'aujourd'hui est de nous prendre pour un peuple inférieur, en mal d'être car c'est ce qu'à inculqué le colon à l'africain.
Il faut au bout d'un moment arreter de s'auto-flageler et être plus réaliste car seul le réalisme et une réelle prise de conscience nous aideront à avancer.
Salam
Salam
Comme l'affirme Maryse Condé,il est vrai qu'aujourd'hui écrire en langue nationale parait utopique.Il faut qu'elle soit enseignée dans les écoles et pas seulement dans les universités,quelle soit clairement codifiée que des grammaires soit éditées et mises à la disposition de tous.En attendant,les africains,notamment les auteurs africains ne peuvent que utilisées la langue française en modifiant suivant leur génie propre à fin qu'ils puissent exprimer les pulsions de leur cœur.
Les auteurs négro-africains généralement engagés et mettant leur plume au service d'une cause sociale ou politique,se sont trouvé confronter à un grand problème celui du choix de la langue.Ils leur faillaient à la fois s'adresser à leur puissance colonisatrice et à leur peuple généralement analphabète.Ils ont choisis le français pour avoir une audience internationale,mais aujourd'hui après les indépendances le problème continue à se poser et on cherche toujours quel pourrait être le meilleur moyen d'expression pour les auteurs africains.
Les écrivains africains s'expriment généralement en français ou en anglais pour une raison de commodité.La colonisation leur a laissé un héritage,une langue écrite bénéficiant d'une large audience,la langue par excellence de la discution.
La langue du colon bien rependue en Afrique lève les barrières de communication entre les différentes ethnies si bien que souvent entre colonisé ,le colonisateur s'est arranger pour devenir l'éternel médiateur.Cependant faut reconnaitre que cette langue du colon ne satisfait pas complètement les africains qui l'emploient car ils ont l'impression qu'elle les maintient dans un état de dépendance culturelle.Et aujourd'hui nous sommes encore à la botte de cette dépendance culturelle.
La colonisation est une chose sale mais un bien nécessaire en forme de legs ,c'est la langue française.Cette langue nous à permis(colonisé) à montrer aux colonisateur que nous pouvons apprendre sa langue et la maitrisée mieux que lui même.
On se bat pour les droits de l'Homme mais on oublie de se battre pour faire respécter ces droits entre nous.