Mauritanie: sous la pression de l’Union Européenne, les migrants font l’objet d’arrestations illégales et d’expulsions collectives
Les migrants irréguliers qui essaient d’atteindre l’Europe sont
arrêtés, maltraités et expulsés collectivement de Mauritanie - parfois
vers un autre pays que le leur - sans aucune possibilité de recours :
telles sont les conclusions d’un nouveau rapport d’Amnesty
International rendu public ce mardi 1er juillet.
« Ces arrestations et expulsions collectives sont le résultat des
pressions exercées par l’Union européenne, et en particulier l’Espagne,
pour obtenir la collaboration de pays africains à la lutte contre
l’immigration clandestine », a déclaré Salvatore Saguès, responsable
des recherches sur l’Afrique de l’Ouest au sein d’Amnesty International.
Depuis 2006, les autorités ont procédé à l’arrestation de milliers de
migrants soupçonnés de vouloir quitter la Mauritanie pour se rendre en
Europe en passant par les îles Canaries (Espagne).
Un grand nombre de ces personnes sont conduites par les forces de
sécurité à Nouadhibou, dans le nord de la Mauritanie, où elles sont
incarcérées dans un centre de détention que la population locale et les
migrants qualifient de « petit Guantánamo ».
Le centre de détention de Nouadhibou - une ancienne école dont les
classes ont été transformées en dortoirs de fortune - reçoit environ
300 personnes par mois mais n’est soumis à aucun contrôle judiciaire.
Le centre est surpeuplé et les migrants y sont parfois maltraités.
Manœuvres au sommet de l’Etat : Après Idy et Macky, au tour d’Hadjibou Soumaré
Le poste de Premier ministre, semble bien aiguiser des crocs, au vu de la démarche de nombre de libéraux qui sont montés au créneau, n’hésitant pas à montrer et dévoiler une certaine hostilité contre une autorité de la République. Comme c’était le cas avec Idrissa Seck, et à un moment contre Macky Sall. Et, de nombreuses sorties à redondance cacophonique s’en sont suivies pour réclamer le départ sans conditions de tel ou tel autre. Sur ce registre, que des manœuvres au sommet de l’Etat sont orchestrées, pour mettre sur la touche l’actuel Chef du gouvernement. C’est du moins l’avis des jeunes libéraux de l’Ujtl dont le président de la commission, Mamadou Lamine Keïta, dénonce l’attitude de manipulateurs tapis dans l’ombre des sphères institutionnelles et du Pds, tentant de reprendre du service en s’acharnant sur le Premier ministre Cheikh Hadjibou Soumaré. Ils l’ont fait savoir à travers un communiqué.
Les jours de miel seraient terminés entre le Premier ministre Modibo Sidibé et le président de la République Amadou Toumani Touré. En effet, le mercredi 18 juin le traditionnel Conseil de ministres n’a pas eu lieu, en raison du voyage à Cotonou du président de la République. Avant son départ, ATT aurait informé Modibo de ne pas tenir le Conseil des ministres.
Pourtant, les textes permettent au PM de le tenir en cas d’absence du président de la République. Selon des sources concordantes, ATT aurait formellement empêché Modibo Sidibé de tenir le Conseil des ministres du mercredi 18 juin à son absence.
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