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La ville de Bakel a les pieds dans l’eau

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a les pieds dans l’eau. On patauge. Toutes les issues sont inondées ce jeudi à 13 heures quand nous sommes arrivés dans cette commune. C’est l’état très avancé de dégradation des ruelles qui a attiré notre attention car des rues goudronnées, la commune de , surtout dans les quartiers traditionnels, n’en possède pas. A cela s’ajoute les coupures intempestives d’électricité et les plaintes fusent de toutes parts.

« C’est Ourossogui, localité située dans la région du Fleuve qui nous donne de l’électricité. Nos groupes électrogènes sont trop petites pour desservir la commune », nous a-t-on indiqué. Si la route qui traverse le et le Gadiaga est la plus belle du Sénégal, cela contraste avec l’état de la voirie municipale qui prend les allures de bourbier. Mamadou Diagne, conseiller municipal déverse sa bille et s’en prend à lui-même : « Bakel est une localité qui a connu un boom démographique extraordinaire, un village conçu dans un sens qui a vu son flux remonter par la population venus du sud et du nord ». Aujourd’hui, ajoute-t-il, « nous sommes dans une localité qui par manque de réseau d’assainissement voit l’eau stagner partout. La route principale qui traverse le marché, selon le conseiller, vient tout juste d’être réhabilité. Sur une enveloppe de 5 millions, la municipalité a décaissé et donné à la CITAP, une entreprise venue pour faire des aménagements au niveau de la SAED, une somme de 2 millions. Le constat est que c’est de l’argent jeté par le fleuve, dira M. Diagne.

Bakel : Renaissance sur les bords du Fleuve Sénégal

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Une date : 1886. Un homme : Mamadou Lamine Dramé. Entre l’évocation du nom de ce résistant et celle de la présence française, il y a le siège du Fort de trois jours durant. La fierté qu’on tire de ces morceaux d’histoire a poussé à la réhabilitation des sites historiques, à l’émergence d’un type de bénévolat culturel. Celui-ci va au-delà du Fort et s’étend à tout le patrimoine culturel de dans des rites comme la circoncision et des activités traditionnelles comme la poterie. Aujourd’hui, le maître-mot est « revalorisation » après la reconstruction de l’édifice en 1818-1820 sur les ruines de l’ancienne forteresse bâtie entre 1714 et 1715. Reportage dans cette commune de chargée d’histoire.

Les stigmates du temps sont passés par là. Entre deux siècles et l’avènement des indépendances, la vieille bâtisse a changé de fonction. Mais la courbe du fleuve, elle, est restée. Le cours ceinture encore le Fort de Bakel. Le niveau de l’eau est plusieurs mètres en dessous du site historique, au bas d’une pente jalonnée de pierrailles et d’arbustes. De loin, il ressemble à une immense silhouette. De près, le – c’est son nom – se présente en deux étages reliés par une passerelle. Tout le long de la muraille épaisse qui en fait le tour, figurent encore les meurtrières où, jadis, les soldats plaçaient leurs fusils. Souvenirs d’autres temps, époque où il fallait mobiliser des hommes pour protéger les navires des compagnies commerciales. A partir de Bordeaux ou de Marseille, ces embarcations remontaient le fleuve vers Matam ou Podor. C’était le temps des verreries, du fer, du sucre qu’on échangeait ici contre de l’or et d’autres produits locaux.

Le Tourisme à Bakel

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Aux confins des frontières du Sénégal, de la Mauritanie et du Mali, à quelques kilomètres du point de pénétration du fleuve en territoire sénégalais, s’est érigée . Ville chargée d’histoire, elle est aujourd’hui revenue au complet anonymat de simple préfecture d’un des départements les plus pauvres du pays. La chaleur y est accablante douze mois sur douze et l’activité économique y est réduite au minimum.
Si la ville est bien au bord du fleuve, elle est rattachée administrativement à la région de , le Sénégal oriental. Du passé reste un patrimoine historique important que les Bakelois, aidés parfois par des ONG, ont décidé de remettre en valeur. C’est le cas par exemple du , du nom du gouverneur colonial qui le fit construire sur les ruines d’un fortin datant de 1714 pour protéger le commerce fluvial des attaques maures et du Jihad de El Hadj Omar Tall, le guerrier toucouleur.

Aujourd’hui, la place forte, ceinturée par le fleuve Sénégal et remise en état grâce aux efforts du Ministère de la Culture et des villageois, abrite la préfecture du département. La réhabilitation a également touché un bâtiment appelé le « Pavillon René Caillé », du nom du célèbre explorateur français du début du XIXe siècle qui y résida lors de son périple vers Tombouctou. La bâtisse occupée jadis par les gendarmes et les fonctionnaires coloniaux, a servi, depuis l’indépendance, de poste militaire autant que de salle de lecture. Aujourd’hui un musée municipal, qui retrace l’histoire de la ville et de ses environs, s’y est installé. Touristiquement, la ville a donc un intérêt indéniable d’autant que peu d’étrangers vont jusqu’à cette extrémité du Sénégal.

Detention et trafic de drogue à BAKEL

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Après avoir enregistré de nombreux cas de vols, d’agressions… qui ont endeuillé le département de , les pandores de la brigade de viennent de réussir un grand coup de maître en démantelant deux vastes réseaux de trafiquants notoires de drogue. Il s’agit d’un Guinéen qui se faisait passer pour un charlatan et deux Maliens qui ravitaillaient le marché local en drogue. Ils ont été pris avec respectivement 200g et 3 kilos 500 de chanvre indien. Déférés, ils ont été placés sous mandat de dépôt à la Mac de

Fodé Sylla ou le destin militant de cet homme de combat

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ou le destin militant d’un homme de combats
Parcours de vie
Fodé Sylla = S.O.S Racisme. Une équation à aucune inconnue pour beaucoup de monde. On ne saurait pourtant résumer l’enfant de Thies et de , au Sénégal, à cela. Car derrière la personnalité médiatique, aujourd’hui membre du conseil économique et social, se cache un humaniste, façonné par une singulière histoire personnelle. Afrik est allé à la découverte de l’homme, à la veille du congrès de sa première famille politique officielle, le Mouvement des radicaux de gauche. Portrait.
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