biko a écrit:Toute la sensibilité de l'homme ne peut s'extérioriser que dans sa langue maternelle.C'est la part inviolable ,intraduisible,particulière,intraduisible de toute culture.
L'homme africain ne peut renoncer à ses idiomes traditionnels sans une amputation grave de sa personnalité.
Ce que tu viens de souligner, évidemment c'est la partie que les détracteurs de nos langues maternelles veulent absolument discréditer ou occulter.
J'ai lu quelque part sur internet ( je rechercherai le lien) le problème entre immigration et langue nationale. L'auteur de cet article a nommément cité Soninkara comme exemple. Pour lui, les enfants d'immigrés font plus d'effort pour la sauvegarde de leur culture AFRICAINE que celui afin de mieux connaître la langue française et s'intégrer. Cette personne a montré toute la pédagogie que notre site met en place pour ancrer fermement et durablement les enfants d'immigrés à leur culture africaine.
Bien sûr ce n'est point pour nous jeter des fleurs, mais c'est seulement pour dire que nous faisons plus d'efforts pour le SONINKE que pour l'intégration de ces enfants en occident.
Pour autant que je me souvienne, il a montré le petit dictionnaire, le forum, les sections purement soninké, toute la partie grammaire et orthographie pour lire et écrire en Soninké. Pour lui, cet effort aurait dû être mis pour l'intégration. L'auteur a bien spécifié que les auteurs de ce site sont en France pour la plupart.
Quand j'ai lu cet article, je ne pus m'empêcher de penser aux problèmes que que la France rencontrent avec ses propres communautés telles les bretons, les corses ou les basques. Pour la France et le français, l'existence vivante d'une autre langue fusse en Afrique est une menace et une tentation de ne pas accepter la phagocytose lingustique et culturelle. Car la culture est véhiculée par la langue, n'en plaîse aux détracteurs des langues dites régionales.