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Histoire d’un grand oisif et autres proverbes Soninké

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Vieux-Sage-Soninke

Les Soninko disent: «  di xallen kitta saqen ya« . Le Grand Oisif a eu sa part sur son lit. Si une personne est oisive, c’est qu’il y a des gens qui travaillent pour lui sous le soleil. Un homme appelé « Ba-Saqa » (grand dormeur) partit chercher fortune mais revint bredouille chez-lui. Dépité de ces années de labeurs, de recherches et d’émigration, sans avoir pu rapporter quelques sous, Ba Saqa, de guerre lasse décida de rester couché et oisif. Il décréta:

- Si la devait me parvenir, elle me trouvera couché!

Un jour, il décida de creuser une fosse sceptique derrière sa maison. En creusant ce trou, il trouva un canari dont l’ouverture est scellée par le séjour prolongé dans la terre. Il remonta avec soin ce canari et l’ouvrit. Il trouva qu’elle est remplie de pépites d’or. Il fut content mais se remémora qu’il n’accepterait de richesse que s’il l’obtient couchée. Ba Saqa demanda à son meilleur de venir récupérer le canari rempli d’or. Son fut très content et porta sa richesse. Mais quand il voulut mettre sa main dans le canari pour prendre quelques pépites, elles furent toutes transformées en serpent venimeux !

Kersignané, cercle de Yélimané : le maire Tamassa Kébé pourfend l’autorité coutumière et spolie des commerçants

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yelimane-kersignane

Kersignane est un village soninké dans la commune de , . L’actuel maire de la commune, est de nos jours en très mauvais termes avec la population pour une histoire de taxe, appelée communément « », ou « salé » imposée par celui-ci de manière peu orthodoxe.

En effet, selon des témoignages reçus auprès de certains habitants, tout est parti de la volonté unilatérale du maire Tamassa Kébé  d’imposer une taxe aux commerçants, à ne pas confondre avec les détaillants. A savoir, amener tous les commerçants à payer une somme de 50 FCFA par jour à la mairie, soit 1500 FCFA par mois.

Toute chose qui a provoqué la colère des commerçants qui se posent toujours des questions sur la légalité de cette mesure, car selon les normes, les commerçants ayant leurs magasins, qui payent la patente ne devraient pas être concernés par une taxe quotidienne appelée « Djouti » ou « salé », c’est pourquoi ils ne se sont pas privés de faire savoir au maire Tamassa Kébé leur désapprobation face à cette mesure. Mecontent de cette attitude contre son autorité, le maire décide d’appliquer la loi, sa loi édictée selon son humeur.

Le torchon brûle encore entre 5 grands villages du département de Bakel et les pêcheurs maliens

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Macinanko-peche-diawara

Ce jeudi 23 octobre 2014, restera dans la mémoire collective un jour de tous les dangers, à la suite d’un conflit qui a pour point focal la surveillance des mares sous la tutelle du village de Manaël. En effet, les habitants des cinq localités concernées par l’exploitation directe de ces mares (Maani Waali, Maani Diéri, Maani Soubé,…), à savoir , Manaël, , et , se sont donnés rendez-vous à Diawara, au sein de la mairie, à la suite d’une convocation du sous-préfet  de , assisté de son adjoint, du  commandant de gendarmerie (natif de ), de l’agent commis pour la gestion des forêts et le représentant départemental  du service de la pêche.

Ce jour-là, la cour de la mairie de  Diawara était noire de monde, malgré une chaleur ardente. Car quelques jours avant, le comité villageois en charge de la surveillance des mares avait surpris un pêcheur illégal dans les eaux, ce dernier appartient à la communauté des pêcheurs appelés les « Macinankés » (ressortissant de la région du , au Mali), domicilié à Diawara. Lorsque les éléments du groupe de surveillance l’avaient pris sur le fait, une rixe a éclaté, et au final un surveillant dudit comité a été grièvement blessé à la main, à l’arme blanch, avec plusieurs jours d’ITT. Lorsque la nouvelle arrive aux oreilles des responsables du village de Manaël, ce fut le branle-bas de combat. Dans un mouvement spontané de colère, la commune de Diawara est envahie par un groupe formé de manayélinkés, déterminés, armés jusqu’aux dents, pour en découdre avec les pêcheurs Macinankés résidant à Diawara. Un conflit majeur a été évité de justesse, grâce à l’apaisement dont ont fait preuve les habitants de Diawara.

Histoire des forgerons de Barago : Diabé Cissé ordonna d’humilier Bano, Partie 8

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histoire-des-forgerons-barago

L’année suivante, quand les marchandises furent prêtes, les acompagna à . Quand il sortit de Barago, il fredonna inlassablement ces paroles: « Rien de bien ou de mal ne peut advenir dans ce bas-monde sans les forgerons. Un monde cruel attend les Soninko le jour où le fait d’être forgeron disparaitre. Ils sont issus d’une belle lignée et jouissent d’une bonne renommée. Y a-t-elle quelque chose de plus beau que le fait d’être forgeron ? »

Bano continuait à chanter ces paroles depuis Barago jusque chez . Avant cela, avait ordonné aux enfants de de sévir contre Bano, le forgeron. Ils firent descendre Bano de son cheval, lui confisquèrent son fusil, lui enlevèrent son boubou et l’argent qu’il avait dans la poche de devant. Humulié, Bano rentra à pied, torse-nu à Barago. Il expliqua aux forgerons de Barago sa mésaventure à Wagadou.

Siina fillandi, yokkun ga dagana, Baano sox’i kanma. A ga bakka, a do digan baane ke yan bogu: «Fo nta siro duna ma tage, fo nta bono duna ma tage, jaaxa tagaaxu ga na bono, dunanburen yan riini, danbi siri gume, hawula siri gume. Man ni xo tagaaxu?» A do ke digaame bogu Baaraago, a d’a ro Xayamanga.Ken bire Manga Jaabe Siise, a da ñamariyen kini Xayamanga renmun ŋa xadi, lemunun da Baano yanqandi bakk’i setusin ŋa, n’a marafan rag’a yi, i d’a xallandoroken rag’a yi, sefe ma ri tanma be ga xallandoroken jiban ŋa. Baano tere, m’a ga riini Baaraago yi xadi, a dantaxi tagon renmun da.

BAKEL: Agenda pour l’organisation du forum de l’acte 3 de la décentralisation

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moudery-diawara-bakel

Avec l’avènement de l’, décliné en deux axes majeurs (la communalisation intégrale et l’érection du département en collectivité locale) et la perspective de la territorialisation des politiques publiques, le conseil départemental de s’est inscrit dans un processus de mise en place d’outils de planification à travers lesquels :

  • Une situation de référence est établie
  • Un plan d’actions prioritaires est dégagée avec des stratégies de mise en œuvre et des modalités de financement dans le temps est déterminé

A cet effet, après la tenue de l’atelier d’élaboration du document de référence, un forum est programmé pour le 20/11/2014 et regroupera l’expertise locale et nationale, les élus locaux, l’administration territoriale, la société civile (organisations de producteurs, de jeunesse, de femmes, de presses communautaires), les organisations sociales.

La démarche participative, citoyenne et inclusive entreprise, précède de la volonté de mobilisation et d’engagement des populations autour du vaste chantier du développement de Bakel.

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