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Grande retrouvaille des descendants de Damanguilé : Le centenaire de la disparition de Samba Ibrahim Diawara célébré à Bamako

Les descendants de Damanguilé, ancêtre des Diawara venus  des villes de l’intérieur du Mali et des pays de la sous-région ont célébré du samedi 27 au dimanche 28 décembre,  le centenaire de la disparition de Samba Ibrahim Diawara, interprète professionnel pendant la période coloniale et l’une des fiertés du clan Diawara du Mali, du Sénégal, etc. Les descendants de Damanguilé, ancêtre des Diawara venus  des villes de l’intérieur du Mali et des pays de la sous-région ont célébré du samedi 27 au dimanche 28 décembre,  le centenaire de la disparition de Samba Ibrahim Diawara, interprète professionnel pendant la période coloniale et l’une des fiertés du clan Diawara du Mali, du Sénégal, etc.

‘est à l’initiative du chef de quartier de Ouolofobougou Bolibana,  El hadj Fodé Mohamoud Diawara, que l’évènement a été célébré en grande pompe en présence des notables Diawara, des notabilités de Bamako et des autorités coutumières et politiques de la capitale. Deux temps forts ont marqué cette commémoration dans la grande famille des Diawara à Bolibana. Le samedi 27 décembre, les participants ont eu droit à une conférence-débat sur l’origine des Diawara,  animée respectivement  par l’un de ses petits-fils Youssouf Diawara, sociologue, ancien diplomate,  non moins ex-conseiller et collaborateur du président Thomas Sankara du Burkina Faso et l’ancien ministre de la Justice sous le président Alpha Oumar Konaré, Cheickna Kamissoko.                          

  D’où viennent les Diawara ?

Selon les conférenciers, l’ancêtre des Diawara, Damanguilé était un intrépide chasseur qui a non seulement bâti des villages, mais  a aussi scellé des unions. A les croire, des zones d’ombre subsistent sur la vraie ethnie des Diawara qui, contrairement à la pensée populaire,  n’appartiennent pas au groupe ethnique des Soninkés et des . Par contre, ils pratiquent la langue , mais ne sont pas un sous-groupe de la grande famille . Mais qui sont-ils ?

A la question, les conférenciers précisent que  » les Diawara constituent un peuple à part, une sorte d’enclave au sein d’un groupe numériquement plus important, mais qui n’a pu les absorber en raison des particularités qui leur sont propres et dont ils n’ont jamais voulu se départir pour conserver leur originalité « .

Ils ajoutent que les valeurs qui fondent le clan Diawara sont vaillamment incarnées par Samba Ibrahim Diawara né en 1846 au Sénégal. Samba Ibrahim Diawara,  qui fut selon plusieurs témoignages,  un grand ami de l’Almamy Samory Touré,  a fondé un clan fort de 37 enfants repartis entre le Sénégal et le Mali. Sa vie professionnelle a débuté en 1864 en sa qualité de gardien du Gouverneur colonial. Bénéficiant d’une large confiance des autorités coloniales, il a mené plusieurs missions et exercé diverses fonctions dans la sous-région (Sénégal, Guinée, Mali). Avant d’entamer une riche carrière comme interprète en 1882. Il a pris part à une mission dans le Bélédougou aux côtés du capitaine Monnet. Il a été interprète à Kita et a été l’un des pionniers de la réalisation du poste de Siguiri,  aux côtés du Colonel Gallieni, ex-Gouverneur du Soudan français. Il a été sollicité,  compte tenu de son immense expérience,  dans la construction du fort de Kouroussa en Guinée sous la direction du Colonel Archinard.

Un homme largement comblé

C’est un homme largement comblé par la France pour services rendus qui s’est éteint, le 27 octobre 2014. Samba Ibrahim Diawara est détenteur de la Croix de la Légion d’honneur de France. Sa distinction lui a été attribuée par le Général Trentinian. Il a aussi été Chevalier de l’Ordre royal du Cambodge et médaillé d’honneur de la République française, deuxième classe le 30 juin 1894.

C’est à cet homme d’une grande sagesse que ses héritiers ont célébré au cours du weekend. Le dimanche 28 décembre, les membres du clan et leurs proches parents se sont recueillis sur le mausolée de Samba Ibrahim Diawara au cimetière de Niaréla à travers des lectures de Coran et prières collectives.

Abdoulaye   DIARRA

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