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Déclaration de la Grande Famille Soninké à propos d’une publication se revendiquant « représentative » de la Communauté [PhotoReportage]

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La Grande Famille Soninké s’est retrouvée autour de ses ministres le jeudi 25 décembre 2014 à Nouakchott. Cette rencontre a été marquée par la présence massive de personnalités, de notables, de cadres, d’acteurs économiques et politiques Soninké de divers bords et de toutes régions.

La rencontre a été l’occasion de débattre en toute franchise et dans un esprit de responsabilité de la situation née de la publication, par une Initiative se revendiquant« représentative » de la Communauté Soninké, d’une Déclaration portant sur la marche initiée récemment par une ONG de la place autour de la thématique de la politique foncière, déclaration assortie de prises de position qui peuvent laisser penser qu’elles émaneraient de la Communauté Soninké dans son ensemble.
Par souci de clarté et sans verser dans quelque polémique que ce soit, la Grande Famille Soninké réunie le jeudi 25 décembre 2014 à Nouakchott :

1. Rappelle son profond respect pour le droit de chaque individu ou groupe d’exprimer en toute liberté ses opinions sur tel ou tel aspect de la vie de la Nation, dans la mesure où ces opinions sont assumées en toute responsabilité;

COMMUNIQUE DE PRESSE : Initiative d’organisation de l’espace SONINKARA pour son émergence

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La communauté Soninké de France s’est réunie ce samedi 27 décembre 2014 à 15h30 au 61 rue de Charonne dans le 11ème arrondissement de Paris, sous l’impulsion d’un comité d’initiative. Malgré le froid et la distance, plus d’une vingtaine de villages et de villes de l’espace Soninkara, ont été représentés par des responsables d’associations, des hommes de culture ou autres personnes ressources. Cette grande rencontre avait pour objectif de réfléchir sur la nécessité de mettre en place une organisation permettant de créer un espace viable pour non seulement promouvoir la culture, l’identité et la langue mais surtout pour le développement d’activités économiques, sources d’emplois sûrs et créateurs de richesses durables dans l’esprit des pôles territoires.

Rappelons que les mauvaises conditions climatiques associées à l’absence de véritables politiques publiques pour le développement des régions orientales du pays, en occurrence Kédougou, Tamba Counda et Matam ont engendré de graves problèmes d’exode rural. Cette situation peine encore à trouver une solution durable malgré l’engagement politico-économique des gouvernements successifs et les investissements importants des émigrés à travers des projets associatifs villageois. C’est pourquoi, les ressortissants ont décidé de s’organiser afin de mettre en place un espace structuré pour l’émergence de leurs terroirs.

Histoire d’un grand oisif et autres proverbes Soninké

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Les Soninko disent: «  di xallen kitta saqen ya« . Le Grand Oisif a eu sa part sur son lit. Si une personne est oisive, c’est qu’il y a des gens qui travaillent pour lui sous le soleil. Un homme appelé « Ba-Saqa » (grand dormeur) partit chercher fortune mais revint bredouille chez-lui. Dépité de ces années de labeurs, de recherches et d’émigration, sans avoir pu rapporter quelques sous, Ba Saqa, de guerre lasse décida de rester couché et oisif. Il décréta:

Si la devait me parvenir, elle me trouvera couché!

Un jour, il décida de creuser une fosse sceptique derrière sa maison. En creusant ce trou, il trouva un canari dont l’ouverture est scellée par le séjour prolongé dans la terre. Il remonta avec soin ce canari et l’ouvrit. Il trouva qu’elle est remplie de pépites d’or. Il fut content mais se remémora qu’il n’accepterait de richesse que s’il l’obtient couchée. Ba Saqa demanda à son meilleur de venir récupérer le canari rempli d’or. Son fut très content et porta sa richesse. Mais quand il voulut mettre sa main dans le canari pour prendre quelques pépites, elles furent toutes transformées en serpent venimeux !

Kersignané, cercle de Yélimané : le maire Tamassa Kébé pourfend l’autorité coutumière et spolie des commerçants

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Kersignane est un village soninké dans la commune de , cercle de . L’actuel maire de la commune, est de nos jours en très mauvais termes avec la population pour une histoire de taxe, appelée communément « », ou « salé » imposée par celui-ci de manière peu orthodoxe.

En effet, selon des témoignages reçus auprès de certains habitants, tout est parti de la volonté unilatérale du maire Tamassa Kébé  d’imposer une taxe aux commerçants, à ne pas confondre avec les détaillants. A savoir, amener tous les commerçants à payer une somme de 50 FCFA par jour à la mairie, soit 1500 FCFA par mois.

Toute chose qui a provoqué la colère des commerçants qui se posent toujours des questions sur la légalité de cette mesure, car selon les normes, les commerçants ayant leurs magasins, qui payent la patente ne devraient pas être concernés par une taxe quotidienne appelée « Djouti » ou « salé », c’est pourquoi ils ne se sont pas privés de faire savoir au maire Tamassa Kébé leur désapprobation face à cette mesure. Mecontent de cette attitude contre son autorité, le maire décide d’appliquer la loi, sa loi édictée selon son humeur.

Le torchon brûle encore entre 5 grands villages du département de Bakel et les pêcheurs maliens

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Ce jeudi 23 octobre 2014, restera dans la mémoire collective un jour de tous les dangers, à la suite d’un conflit qui a pour point focal la surveillance des mares sous la tutelle du village de Manaël. En effet, les habitants des cinq localités concernées par l’exploitation directe de ces mares (Maani Waali, Maani Diéri, Maani Soubé,…), à savoir , Manaël, , et , se sont donnés rendez-vous à Diawara, au sein de la mairie, à la suite d’une convocation du sous-préfet  de , assisté de son adjoint, du  commandant de gendarmerie (natif de Bakel), de l’agent commis pour la gestion des forêts et le représentant départemental  du service de la pêche.

Ce jour-là, la cour de la mairie de  Diawara était noire de monde, malgré une chaleur ardente. Car quelques jours avant, le comité villageois en charge de la surveillance des mares avait surpris un pêcheur illégal dans les eaux, ce dernier appartient à la communauté des pêcheurs appelés les « Macinankés » (ressortissant de la région du , au Mali), domicilié à Diawara. Lorsque les éléments du groupe de surveillance l’avaient pris sur le fait, une rixe a éclaté, et au final un surveillant dudit comité a été grièvement blessé à la main, à l’arme blanch, avec plusieurs jours d’ITT. Lorsque la nouvelle arrive aux oreilles des responsables du village de Manaël, ce fut le branle-bas de combat. Dans un mouvement spontané de colère, la commune de Diawara est envahie par un groupe formé de manayélinkés, déterminés, armés jusqu’aux dents, pour en découdre avec les pêcheurs Macinankés résidant à Diawara. Un conflit majeur a été évité de justesse, grâce à l’apaisement dont ont fait preuve les habitants de Diawara.

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